Taking too long? Close loading screen.

Rencontre entre élèves et agents de prévention

Rencontre entre élèves et agents de prévention, de répression et piliers du milieu associatif.
Projets en faveur de la jeunesse portée par le service de prévention de la commune, témoignages et résumés d’un parcours éducatif et professionnel comme celui d’Henri Burns, les bienfaits de la pratique du sport pour canaliser ses émotions, mais aussi, les missions de la police municipale, les rappels à l’ordre et les conséquences du non-suivi de la loi expliqués par le gendarme Stéphane Maes, c’est le programme qui a été présenté aux élèves du centre des jeunes adolescents de Vaiare (CJA) ce jeudi en présence d’élus et agents municipaux et d’intervenants extérieurs.
Des interventions que l’on retrouve presque régulièrement dans les établissements scolaires expliquées par une jeunesse montante souvent aux contextes familiaux difficiles qui perd ses repères dans une société violente portée, ou dirigée d’avantage par les réseaux sociaux plutôt que par des valeurs plus humainement sociales, et qui parfois débordent par des comportements trop souvent irrespectueux envers eux-mêmes ou envers le corps enseignant de leur propre établissement.
Aucun signalement d’agression, mais plutôt d’insolence.
Bien que « petit centre » avec seulement 16 élèves et son personnel d’encadrement composé de deux enseignants dont la directrice Moeana Boyer et de trois éducateurs en agriculture, cuisine et menuiserie, le CJA de Vaiare n’échappe pas à la règle de ces moments difficile où la cohésion entre élèves et adultes n’a pas tout à fait trouvé sa place, obligeant de la part des encadrants, à faire appel à des intervenants extérieurs pour rappeler à ces jeunes qu’il y a des règles à suivre si l’on veut réussir, voire s’en sortir. « C’est toujours possible, à condition d’avoir devant soi un objectif palpable et une reprise de conscience de soi-même » comme il a été démontré lors des différentes interventions.
La première intervention a été celle de Hugot Tavaitai, du service prévention de la Commune. Une intervention axée sur ce qu’est l’ordre pour tout individu, qu’il soit jeune ou moins jeune, il se doit de le respecter. Cet ordre c’est ici, le règlement intérieur de son propre centre avec un mot clé qui a été oublié, le respect. « Plusieurs faits ont dévoilé un comportement inadmissible pour des jeunes qui pourtant son pris en charge et qui devront disparaître » a insisté le responsable de la cellule de prévention de la commune.
A la clé, d’autres mesures d’accompagnement qui pourraient se traduire par des sorties pour découvrir d’autres centres d’éducation, ou de rééducation, une participation à un « Boot camps » qui propose parcours de formation qui permet à des jeunes, une réinsertion rapide dans un milieu social perdu ou dans le milieu du travail jugé inaccessible. « Mais il faudra oublier les mauvais comportements à l’école pour bénéficier de ces nouvelles prises en charge. »
👮‍♂️ L’adjudant Stéphane Maes a quant à lui rappelé en matière de sanction, ce qui arrive quand on emporte avec soi quelques substances illicites à l’école, quand on insulte un encadrant à l’intérieur de son établissement, outrage, délit aggravé, procédure judiciaire pouvant conduire à une visite non souhaitée chez les gendarmes.
👮‍♂️ Damas Tumg, chef de la brigade municipale est allé dans le même sens : « nous sommes là pour ramener l’ordre quand il le faut » ; précisant toutefois qu’il ne tient qu’aux jeunes de prendre le bon chemin pour une réussite toujours possible. « J’ai mon adjoint qui est un ancien élève du CJA.. »
La lumière de l'autre côté de la fenêtre...
Cette réunion n’avait pas pour but essentiel de pointer du doigt les jeunes au travers de comportements révélant une enfance en grande carence affective et éducative ; elle avait aussi pour motivation d’ouvrir de nouvelles fenêtres où pourrait jaillir la lumière. Une image reprise par le champion de lutte de Moorea Henri Burns, l’exemple même d’une enfance en déroute et qui a su relever la tête pour s’en sortir. « J’ai choisi le « fight » pour avancer dans la vie, aujourd’hui je suis un champion, j’ai beaucoup voyagé grâce à ma discipline sportive et j’aide les jeunes qui connaissent des difficultés, par ma situation de « chargé de mission auprès de la jeunesse pour le gouvernement ! »
Même ligne de conduite pour Jonathan Biarez, président de « Team Moorea » une association spécialisée dans l’apprentissage des arts martiaux et qui place très en avant, la lutte contre la délinquance.
Cette rencontre s’est conclue par un dernier mot :
🟢 de Jade You Sing, seconde adjointe au maire qui a connue, elle aussi, une enfance difficile et qui est aujourd’hui au service de sa commune
🟢 et de Tevaearai Puarai que l’on peut résumer ainsi « moi aussi j’ai été un enfant perdu dans ma scolarité, un déclic s’est fait lorsque l’on m’a mis à Opunohu, aidé de mes parents, j’ai compris que je devais réagir, je me suis accroché, j’ai passé mes examens, je suis parti en France faire mes études et je suis revenu avec une licence de psychologie. Aujourd’hui, je travaille au sein de notre commune au service de promotion et Santé, pour la population, donc pour vous. »
Les intervenants se sont promis de revenir rencontrer ces jeunes qui ont été très à l’écoute.
Précédent Visite de Cécile Macarez à Moorea

Moorea surnommée l’île sœur est l’un des endroits les plus mémorables de Polynésie, de par sa beauté, son authenticité, ainsi que la convivialité et la gentillesse de sa population.

Page Facebook de la Commune

Nous situer

Commune de Moorea - Maiao © 2024. Tous les droits sont réservés.